Aujourd'hui la couverture vaccinale reste encore insuffisante. « Chez les adolescentes de 14 ans, elle se situe entre 30% et 35%. A 16 ans, c'est 57% et à 17 ans, 67% ».
A noter que ces données correspondent à une dose de vaccin. Or le schéma de vaccination recommandé comporte 3 injections, administrées à 0, 1 mois et 6 mois de l'injection initiale. Selon le HCSP, « seules 23% des jeunes filles ayant eu 15 ans en 2009 ont reçu trois doses de vaccin ». L'amélioration des taux de couverture vaccinale des adolescentes de 14 ans figure d'ailleurs parmi les objectifs du Plan Cancer 2009-2013.
La vaccination contre les virus HPV offre une opportunité majeure de se protéger contre le cancer du col de l'utérus. Le HCSP recommande la vaccination des jeunes filles de 14 ans, ainsi que des jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n'auraient pas encore eu de rapports sexuels.
Cette prévention par le vaccin ne doit cependant pas faire négliger l'importance du frottis cervico-vaginal. Celui-ci en effet, reste indispensable.
Pratiqué à intervalles réguliers, il permet de détecter précocement les lésions précancéreuses, annonciatrices d'un futur cancer du col encore accessible au traitement. En cas de résultat anormal, une colposcopie précisera le diagnostic - lésions précancéreuses ou cancéreuses - ce qui permettra la mise en oeuvre d'un traitement approprié. Rappelons qu'il n'existe aucune politique de dépistage organisé au niveau national. Individuel et volontaire, le dépistage seul est très insuffisant. « La vaccination ne doit pas entraîner un relâchement dans l'effort de dépistage », conclut le Pr Philippe Descamps.
Journal de Montreuil
Du côté des forums