Aérobie, anaérobie, comment et pour qui ?
Si vous vous intéressez un peu au sport, vous risquez d'entendre très vite parler d'entraînement en zones aérobie et anaérobie.
Ces mots un peu barbares, décrivent en fait deux types d'effort. Plus ou moins prolongés et intenses, ils ne mobilisent pas les mêmes ressources en énergie.
Une activité en zone aérobie est d'intensité modérée. C'est le cas d'une course lente par exemple. Durant ce genre d'activité vous serez capable de parler par exemple, mais pas de chanter. C'est donc un effort que vous pourrez soutenir pendant assez longtemps. Classé dans la catégorie de l'endurance, il va mobiliser entre 65 % et 80 % de votre fréquence cardiaque maximale. Les réserves d'énergie utilisées pour la circonstance, sont essentiellement graisseuses.
Un effort en zone anaérobie sera plus intense. Il sera quasiment, de l'ordre d'un sprint. On parle alors d'effort en résistance, et vous serez à 85-90 % de votre fréquence cardiaque maximale. Vos muscles produiront des déchets (essentiellement de l'acide lactique) et vous brûlerez cette fois des sucres. Cet effort-là ne peut pas être prolongé plus de quelques minutes. Et pas question de se lancer dans ce type d'effort alors que vous vous remettez tout juste au sport. Pour bien choisir votre plan d'entraînement, et pour y inclure à bon escient des activités en zones aérobie et anaérobie, demandez conseil à un médecin du sport.
Médicaments : les grosses boîtes font les petits prix... Les médicaments, c'est comme le sucre ou le café. Quand on achète en grandes quantités, ça coûte moins cher ! Et pour tout le monde : le patient, sa mutuelle et l'Assurance-maladie. Près de 80 % des traitements contre le diabète, l'hypertension artérielle, l'excès de cholestérol et l'ostéoporose sont disponibles en grands conditionnements, c'est-à-dire en boîtes représentant 3 mois de traitement. Leur coût est inférieur de 13 % à celui des boîtes "mensuelles". Pour ces quatre pathologies, 23,2 % des traitements sont délivrés en boîtes trimestrielles, l'ostéoporose arrivant en tête avec 47 % de grands formats. Une économie globale de 105 millions d'euros a ainsi été réalisée en 2009. C'est bon à savoir... Cette économie se répartit de la manière suivante : l'Assurance-maladie (avec 58 millions d'euros) est la grande bénéficiaire. Les assurés et leurs mutuelles économisent également 22 millions d'euros sur le ticket modérateur, et les assurés seuls bénéficient d'une réduction de 25 millions au titre des franchises médicales.
Les chiffres donnent le tournis, certes. Mais il faut savoir aussi que ces quatre maladies représentent à elles seules, 16 % de tous les médicaments délivrés en pharmacie en 2009.
Journal de Montreuil
Du côté des forums