Une seule CPAM à compter du 1er janvier : la "Sécu" Côte d'Opale sera une réalité dès le premier jour de l'année. Une fusion qui ne devrait rien changer pour les usagers, promet la Sécu. A voir...
Philippe Caron n'élude aucun des axes qui ont conduit les travaux de fusion des caisses primaires d'assurance maladie de Calais et de Boulogne.
Fusionner, optimiser mais pas à n'importe quel prix. Philippe Caron, en tant que directeur du projet de fusion des Caisses de Calais et de Boulogne-sur-Mer a toujours à l'esprit un maître mot : qualité. « Qualité de l'accueil, qualité de suivi des dossiers pour les usagers, qualité des relations avec les professionnels de santé via par exemple le nouveau métier de conseiller Assurance maladie, qui fonctionne depuis 2004 auprès des médecins libéraux, qualité dans les relations avec l'hôpital, par exemple.
» Pour les "PS", autrement dit les professionnels de santé, la fusion ne change pas grand-chose puisque les relations avec la Caisse se font très majoritairement de manière électronique, via des connexions sécurisées ou des sites spécifiques.
Très peu de mouvements dans le personnel
Pour les usagers, l'inquiétude était grande, en partie sur la question du maintien de l'accueil physique des personnes. Là aussi, Philippe Caron est rassurant. « Le fonctionnement ne change pas, les entités restent ouvertes là où elles sont aujourd'hui (Calais, les deux Caisses de Boulogne-sur-Mer, celle de Montreuil et celle de Saint-Etienne-au Mont), tout comme les deux relais de la santé et les neuf guichets automatiques qui fonctionnent 24 h/24. » En clair, même si la rationalisation du fonctionnement des caisses a exigé que les doublons sur les activités n'existent pas, aucun rapprochement n'imposera à un Calaisien de se rendre à Boulogne ou à Montreuillois de venir rue Descartes. « Au contraire puisque l'on peut imaginer que sur des personnels en doublon, nous pourrons renforcer là où cela s'avérera nécessaire. » Pour les personnels enfin, les options étaient les suivantes : rien ne change pour une personne dont l'activité ne quitte pas sa Caisse. En cas de changement par contre, la personne peut au choix rester dans son secteur de compétence en passant d'une Caisse à l'autre, ou choisir de rester à sa Caisse d'attache. Dans ce cas, elle bénéficie d'une formation pour son nouveau poste, et son salaire reste inchangé. « Tout s'est fait dans la concertation, et la mobilité ne s'appliquait que sur la base du volontariat », conclut Philippe Caron. En chiffres, la caisse de Calais va accueillir une vingtaine de nouveaux venus originaires de Boulogne. Dans l'autre sens, deux collaborateurs de la CPAM rue Descartes ont souhaité suivre leur poste et donc aller travailler à Boulogne.
251 625 habitants sur l'actuel territoire de la CPAM de Boulogne-sur-Mer, 303 264 à Calais.
214 422 assurés du régime général pour Boulogne-sur-Mer, 267 217 pour Calais.
21 182 bénéficiaires CMU pour Boulogne-sur-Mer, 28 688 pour Calais.
5 millions de décomptes édités pour Boulogne-sur-Mer (79 % via feuilles de soins électroniques), 6,2 millions pour Calais (même ratio de FSE).
6 717 arrêts de travail traités pour Boulogne-sur-Mer, 7 320 arrêts de travail pour Calais.
278 généralistes, 202 spécialistes, 3 établissements publics et 5 cliniques privées sur le Boulonnais, 292 généralistes, 149 spécialistes, 4 établissements publics et trois cliniques privées sur le territoire de Calais.
Après la fusion, la CPAM Côte d'Opale gérera 40 % des communes du département, et 48 % de la superficie du Pas-de-Calais.
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