S'il en est un qui est déjà dans les « starting blocks », c'est à n'en pas douter Bernard Baudoux.
Le « kway » marqué du logo de l'Enduropale sur le dos, le conseiller municipal du Touquet est pour la deuxième année consécutive le directeur de l'épreuve. Une compétition de grande envergure, qui n'est rien autre, rappelons le, que la plus grande course de motos au monde sur sable. Pour cette cinquième édition de l'Enduropale, les organisateurs ont voulu se démarquer des années précédentes. Cette grande fête de la moto, où comme chaque année on attend au Touquet mais aussi à Cucq et Merlimont des centaines de milliers de personnes, débutera dès le samedi matin de 9 h 30 à 11 heures par la course de « jeunes » réservée aux pilotes de 14 à 17 ans. « Ce sera en quelque sorte un lever de rideau. Le départ sera donné du Palais de l'Europe, il y aura un passage dans la rue de Bruxelles puis l'arrivée sur la plage pour un départ en ligne ». Mais l'idée de cette course va un peu plus loin. « C'est aussi un moyen pour lutter contre la participation des jeunes à la grande course, où il faut avoir au moins 18 ans pour être au départ», explique Bernard Baudoux. Le directeur de l'épreuve ne se fait toutefois pas trop d'illusion : « C'est difficile de tout contrôler », dit-il. Une centaine de jeunes pilotes sont toutefois attendus pour cette première édition. La course de quads, qui chaque année connaît un succès grandissant, aura une nouvelle fois lieu ce samedi 6 février. « 500 pilotes seront présents pour cette épreuve », dit Bernard Baudoux.
« Meilleure lisibilité » Depuis près d'un an, le directeur de l'épreuve met tout en oeuvre pour rendre cette course moins dangereuse. Bernard Baudoux et les organisateurs de l'enduropale se sont donc attachés les services de David Hauquier en tant que consultant moto : « Sa collaboration nous a permis une meilleure lisibilité des sécurités concernant le parcours. C'est un domaine qui bouge beaucoup. Le nombre de tours du vainqueurs tournera cette année entre 9 et 10.
En 2008, il fallait en faire au moins 13. Des boucles ont été ajoutées pour ralentir la vitesse. Une boucle de type « vélodrome » sera également installée.
Ça risque d'être spectaculaire car les poireaux seront en bas et les champions passeront en haut », explique Bernard Baudoux.
L'ombre de Timoteï Potisek planera inévitablement sur cette édition 2010. En hommage au champion disparu récemment, son père (Rudy) et un de ses fils (Matteï) effectueront un tour d'honneur vers 12 h 30. « Le logo de Timoteï sera également imprimé sur l'ensemble des dossards et personne ne portera le numéro 1 pour cette édition 2010 », explique Bernard Baudoux. Il ajoute : « Sa disparition a été comme un coup de massue. Depuis ce terrible accident, nous travaillons beaucoup avec la famille Potisek. Notre objectif numéro un a été de rendre l'épreuve la moins dangereuse possible. La sécurité des pilotes passe avant tout ».
Mathieu VERGOIN
Journal de Montreuil
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