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PRISONS

Ça empire à Longuenesse d'après le député Cocquempot

jeudi 29.09.2011, 14:00
Le député calaisien, Gilles Coquempot, a effectué une visite surprise à la prison de Longuenesse. Le député calaisien, Gilles Coquempot, a effectué une visite surprise à la prison de Longuenesse.

Gilles Cocquempot a effectué une visite surprise, jeudi matin, à la prison de Longuenesse. La conclusion du député socialiste de Calais tient en deux phrases : « La situation a empiré.

Le sous-effectif récurrent qu'on dénonce depuis longtemps se sent davantage aujourd'hui parce que les détenus se radicalisent. » En s'invitant à l'improviste, le parlementaire calaisien assure qu'il ne voulait pas « embêter l'administration qui fait ce qu'elle peut avec les moyens que le ministère lui donne ». La visite plus ou moins annuelle de Gilles Cocquempot intervenait alors qu'un fait divers venait de secouer l'établissement : un officier a été agressé physiquement par un détenu, et le directeur de l'établissement lui-même a été inquiété. L'agression serait le fait d'un individu « ingérable » dont le cas relève de la « psychiatrie  ».
Confronté au quotidien à ces difficultés, Pascal Marié, surveillant qui l'accompagnait au nom de la C.G.T., dénonce la fonte de l'effectif local : «  On est passé de 202 personnes en 2007 à 192 aujourd'hui. » Autres chiffres avancés par le syndicaliste : la prison entasse 360 détenus dans 180 places et, ces derniers jours, 31 personnes incarcérées en ont été réduites à dormir sur un matelas posé par terre. Ce surpeuplement contrevient avec la norme européenne qui prévoit qu'un détenu doit disposer d'une cellule, d'un lit.
« L'édifice judiciaire de France repose-t-il sur quelque chose de correct ? » demande le député, qui répond : « Encore faut-il que ça suive en respectant la dignité des détenus, de ceux qui les encadrent et de ceux qui sont chargés de leur réinsertion mais qui croulent sous les dossiers. » Le ministère de la Justice, à qui le député a écrit plusieurs lettres, répond statistiques à l'appui que la situation n'est pas si accablante. Commentaire du Calaisien : « Sur les chiffres, il a raison. Sur le vécu, non. » Et de conclure : « Au-delà du problème spécifique de Longuenesse, l'État ne peut pas afficher une politique si on n'a pas les moyens qui vont avec. Le sous-effectif dans les prisons est un problème général, national. »
Stéphane LAMEK

Un officier a été agressé physiquement
par un détenu,
et le directeur
de l'établissement
a été inquiété



Journal de Montreuil



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