Daniel Percheron a annoncé la participation de la Région à hauteur de 50 millions d'euros au projet d'extension de Nausicaa.
Guy Lengagne ne désespère pas d'obtenir davantage de la part du conseil régional pour un projet estimé à 105 millions d'euros.
Il était en quelque sorte chez lui, Daniel Percheron. Vendredi, lors des voeux de la communauté d'agglomération qui se sont déroulés à la gare maritime, toujours propriété de la Région, le président du conseil régional a annoncé une enveloppe de 50 millions d'euros pour l'extension de Nausicaa.
Un projet pour l'heure estimé à 105 millions d'euros, cofinancé par la Région, le Département, la CAB, l'Etat et sans doute le Feder (fonds européens).
Un budget à comparer aux 40 millions d'euros déjà dépensés pour Nausicaa, depuis sa création en passant par les trois extensions. « Il y a encore des décideurs à convaincre », a souligné Frédéric Cuvillier.
Président de la société d'économie mixte Nausicaa, Guy Lengagne salue la nouvelle (« On ne va pas faire la fine bouche ») mais attend un peu plus de la Région. « Daniel Percheron a déjà déclaré publiquement que la Région investirait autant dans Nausicaa que dans le Louvre-Lens, c'est-à-dire 59 millions d'euros », rappelle-t-il.
Si les différentes parties doivent encore finaliser « l'avant-projet », Guy Lengagne a bon espoir de voir le dossier avancer « au cours du premier trimestre 2012. » Daniel Percheron n'a jamais fait mystère de son souhait d'offrir plus de place « au vivant », c'est-à-dire aux espèces présentées.
Plutôt qu'un concours d'architectes, qui aurait eu le mérite d'apporter un oeil neuf sur la scénographie, le projet s'articulera autour d'un cahier des charges élaboré par Nausicaa.
Pour Guy Lengagne, « le temps presse. » Avec 622 000 visiteurs en 2011, Nausicaa a connu « une bonne surprise » du point de vue de la fréquentation. Mais la majorité des visiteurs étant des re-visiteurs, le président de la SEM sait que le filon peut vite s'épuiser. Pour en attirer de nouveaux, Nausicaa a besoin de se renouveler. De surprendre.
Si le lancement du projet intervient en 2012, Nausicaa devra encore vivre sur ses acquis durant trois à quatre ans, selon plusieurs estimations, avant l'avènement du nouveau centre national de la mer.
Une étude TNS-Sofres menée en 2010 montre que chaque visiteur dépense en moyenne 50 euros dans l'économie boulonnaise, dont une bonne partie pour le logement et la restauration.
Si la Région sera le principal financeur du nouveau Nausicaa, la CAB n'en devra pas moins mettre la main au porte-monnaie. Mais l'investissement est rentable : « Nausicaa en 2011, c'est 32 millions d'euros injectés dans l'économie boulonnaise », a insisté Frédéric Cuvillier, rappelant que de l'équipement va bénéficier de passerelles mises en place avec le Louvre-Lens, pour proposer un circuit aux touristes.
M.T.
Journal de Montreuil
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