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Côte d'Opale

Campigneulles-les-Grandes vit à l'heure européenne pour une semaine

2 500 kilomètres pour trouver le bonheur

mercredi 28.07.2010, 14:00
Le père Catalin, Hubert Douay, soeur Monica, Christian Doutreligne et les époux Caron. Le père Catalin, Hubert Douay, soeur Monica, Christian Doutreligne et les époux Caron.

Campigneulles-les-Grandes, 300 âmes, a ouvert ses frontières et son coeur à 14 jeunes Roumains issus d'un orphelinat catholique.

Ils sont venus passer une semaine de vacances, ils ont en fait tissé des liens indéfectibles... Babette et Olivier Caron parrainent une petite Roumaine depuis maintenant 5 ans. Lorsqu'en 2007 ils font le voyage pour la rencontrer, le couple est confronté à la douleur des jeunes orphelins qui, s'ils n'ont pas de parrain, n'ont pas de visite. À leur retour, Babette et Olivier se font la promesse de monter une action par an pour ces petits « oubliés » et les fonds récoltés sont envoyés directement à soeur Monica qui dirige l'orphelinat.
Mais, bien plus que de l'argent, c'est de rencontres et de moments de partage dont ils ont besoin. Le couple le sait bien et envisage alors une action en ce sens.
Avec Christian Doutreligne, délégué régional du Centre français à la protection de l'enfance, Babette et Olivier Caron viennent à la rencontre d'Hubert Douay, le maire de Campigneulles-les-Grandes : « Je suis natif d'ici et j'étais certain qu'on serait bien accueillis  ! » Effectivement, Olivier ne s'y était pas trompé. Le premier magistrat est d'emblée sensible à l'idée d'accueillir ces jeunes (entre 11 et 20 ans) dans sa commune. Reste maintenant à trouver des familles...
« Je ne voyais qu'un seul lieu pour bâtir ce projet : Campigneulles ! »
« On ne pensait pas que ça serait si facile car les Roumains souffrent souvent d'une mauvaise image, déplore Christian Doutreligne, mais en fait, en dix minutes c'était réglé ! Tout le monde a été vraiment sympa... » Les sept familles, qui offrent gîte, couvert et bien plus encore, étaient donc bien évidemment à l'arrivée du car. Babette n'oubliera jamais ce moment : « Il n'y avait pas d'un côté les Français et de l'autre les Roumains. Il n'y avait pas d'un côté les familles et de l'autre des petits orphelins. Il y avait juste des êtres heureux de se rencontrer et de s'apporter du bonheur l'un à l'autre... Le départ risque d'être fort douloureux pour tout le monde ! » Mais avant de songer à la séparation, il fallait penser à vivre pleinement ces sept jours et pour celà, les instigateurs de cette semaine ont pu compter sur le soutien de nombre de partenaires pour la rendre inoubliable : « Les enfants sont allés gracieusement à Bagatelle. Il y a également le Labyrinthe du Touquet ou l'Auberge des 4 Chemins à Groffliers qui les ont reçus gratuitement », précise Hubert Douay, et Olivier Caron d'ajouter : « J'ai calculé, il y a environ 272 personnes qui se sont occupées de près ou de loin de ce projet ! » Les soeurs Monica et Mihaela et le père Catalin ont d'ailleurs été très touchés par cet élan de solidarité car un tel voyage n'aurait pas été envisageable sans toute cette entraide.
Sûr qu'ils sauront déployer la même énergie pour pouvoir se rendre en Roumanie l'été prochain... Kathleen MENEGHINI



Journal de Montreuil


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