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Côte d'Opale

Le festival de la Côte d'Opale s'est achevé

Un final en apothéose pour l'édition 2010

mardi 27.07.2010, 14:00

Depuis sa création, le festival de la Côte d'Opale met les petits plats dans les grands pour son final. L'année 2010 ne déroge pas à la règle.


Il fallait être attentif et surtout ne pas hésiter à se déplacer dans le port de Boulogne-sur-Mer. Pendant qu'une compagnie de nomades aux tuniques hautes en couleurs et étrangement maquillés déambulait dans les rues, un événement insolite interpellait les passants. Une cantatrice faisait admirer son organe haut perché sur un piano flottant.
Mélodie envoûtante et ambiance à la fois fragile et nébuleuse ont conquis les curieux attroupés autour du bassin Napoléon.
Les lignes mélodieuses laissent rapidement place à une explosion de pétards. Les nomades reprennent alors leur route et leur incroyable parade enflammée.
Mais soudain, les spectateurs lèvent les yeux au ciel. Un projecteur s'agite. À plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol, Jade Kindar-Martin, un funambule américain, s'embarque dans une fabuleuse traversée de la Liane dans les airs. Transporté par un pianiste s'envolant à son tour, l'artiste évolue au fil des effleurements de l'ivoire. Bouche bée, le public est admiratif.
Lors des derniers mètres, le funambule est accompagné par des applaudissements nourris. Le pari est réussi et Jade Kindar-Martin salue le public.
Le groupe Aba Taano conclut cette soirée placée sous le signe de l'éclectisme et de la magie.



Journal de Montreuil


« Un événement unique et éphémère »

Il semble avoir du mal à y croire. Le Festival de la Côte d'Opale est fini depuis quelques secondes et le directeur Patrick Drehan dresse déjà le premier bilan de ce final : « Nous venons de vivre quelque chose d'exceptionnel, un événement à la fois unique, fugitif et éphémère  », confie l'homme, visiblement ému et soulagé de voir l'édition 2010 finir sur une belle note.
« Il y a eu une progression intentionnelle dans la soirée jusqu'à l'apothéose finale. Et le côté déambulatoire a permis aux spectateurs de s'approprier les rues. Il y avait plus de dix mille personnes dans le secteur. En plus, nous avons mis en valeur la ville. Le funambule est arrivé sur les buildings témoins de la reconstruction. Cela nous paraissait important de les inclure au final », s'enthousiasme Patrick Drehan.
A l'heure des bilans, le directeur est avant tout heureux : « Il y a eu une alchimie toute particulière tout au long du festival et tout s'est extrêmement bien passé. Il a fonctionné comme jamais ».
Cette édition à peine terminée, Patrick Drehan pense déjà à la prochaine même s'il avoue « ne pas savoir du tout ce qu'il va programmer  ».


Qu'avez-vous pensé de ce final ?

« Il faut avouer que c'était un peu décousu dans l'ensemble et parfois un peu long. Il aurait fallu plus d'homogénéité. Cela manquait aussi de sonore.
Mais les spectacles étaient agréables, le site s'y prêtait bien et le beau temps était au rendez-vous, ce qui est un bon point. Moi et mes petite-filles avons beaucoup aimé le funambule. On en redemande »


Bruno de Saint-Omer

« J'aime tous les genres de musique mais un concert sur l'eau, c'est original. C'est très étonnant et recherché. Cela dégage une atmosphère intéressante. Je trouve qu'il y a beaucoup d'efforts de faits concernant les animations sur la Côte d'Opale. C'est bien pour le tourisme. Les choses évoluent dans le bon sens et c'est important ».


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