- Depuis la mort tragique de Pauline, beaucoup de choses ont été dites sur les circonstances du drame. La faute à qui ? À la famille ? Au proviseur du collège ? Aux collégiens ? Le parquet de Béthune se refuse, toujours, à commenter cette affaire, alors que le rectorat a décidé, enfin, de communiquer.
Les institutions lancent un appel au calme et tentent de faire cesser le « lynchage de l'Éducation nationale ». Brigitte Lamy, procureur de la République à Béthune, dénonce dans les colonnes d'un quotidien un climat qui « dépasse les bornes ». Elle indique par ailleurs que l'enquête sur les causes du suicide de la jeune Pauline est en cours et « loin d'être terminée ».
La communauté éducative du collège Jean-Jaurès a publié également un communiqué dans lequel elle souhaite « que chacun attende avec retenue les conclusions d'une enquête qui n'est pas terminée, et que le collège puisse continuer à assurer sa mission de service public dans la tranquillité, loin des rumeurs ». De nombreux professeurs du collège seraient proches de la dépression suite au déferlement médiatique et aux accusations non fondées envers le collège.
Même si la famille a porté plainte contre le collège, la thèse du drame familial serait privilégiée par les enquêteurs. D'après nos informations, ils auraient d'abord auditionné un oncle de la jeune fille qu'elle aurait insulté de « trou du cul » dans sa lettre d'adieu. Mais après vérifications, l'oncle en question aurait été mis hors de cause. La famille de Pauline aurait aidé ce proche à sortir de la misère avant qu'il ne quitte le domicile familial sans dire un mot. Sans aucune reconnaissance envers la famille... Une information que n'a pas voulu confirmer un membre de la famille.
A. J.
Journal de Montreuil
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