Six ans après son départ du Harnes Volley Club, Nicolas Maréchal revient sur ses terres pour défier son club formateur en coupe de France.
Un événement qu'aucun artésien ne veut rater. Nicolas Maréchal, désormais un des piliers de l'équipe tricolore et champion de France en titre, se déplacera le 4 janvier à la salle Bigotte, avec ses équipiers poitevins.
Six ans après, pratiquement rien n'a changé. La salle Bigotte est toujours la même, et Nicolas Maréchal aussi. Enfin presque. Depuis son départ en 2005 du HVB pour rejoindre Tourcoing puis Poitiers, l'Harnésien s'est constitué un palmarès digne des plus grands. Champion de France en 2011, finaliste de la coupe de France en 2007 et 2009, sélectionné plus de 70 fois en équipe de France... « C'était mon rêve d'aller le plus loin possible, explique le jeune homme de 24 ans. Jouer la Ligue des champions, remporter un championnat de France, jouer pour le maillot tricolore, je suis content de ce que j'ai fait. Maintenant, j'ai encore d'autres rêves à accomplir. »
Jouer contre ses potes Des rêves, Nicolas en a toujours eu. Tout petit déjà, lorsqu'il foulait le parquet de la salle Bigotte, il voulait être avec les grands. Le fils de Marc Maréchal, gardien de la salle et entraîneur au club voisin du VCH, était tous les jours au complexe sportif. « Ici, c'est ma cour de récré, explique le réceptionneur-attaquant. J'y étais tous les jours, sans exception. Je voyais tout le temps du volley et mon père était un éducateur hors pair. Pas mal de souvenirs me reviennent ».
Des parties de plaisir avec Nicolas Anot, des rigolades avec Amaury Bacq ou des repas de familles avec Maxime Dillies, Nicolas jouera bien contre quelques copains. « C'est ma soeur et Loïc Lacroix, joueur du HVB, qui m'ont prévenu, précise le joueur de l'équipe de France. J'attendais ce moment depuis longtemps. Je reviens de temps en temps à la salle, mais c'est pour dire bonjour. Là, je vais jouer dans une salle que j'espère pleine, contre des amis, d'anciens coéquipiers... » Sa famille et ses amis d'enfance ne manqueront pas non plus de faire le déplacement.
En plus du retour de Nicolas Maréchal sur le parquet harnésien, c'est aussi la venue du champion de France en titre qui cristallise toutes les attentions.
Poitiers est actuellement ce qui se fait de mieux dans le volley hexagonal. En douze matches, ils viennent d'enchaîner onze victoires pour une seule défaite. En Ligue des Champions, si le défi est plus difficile, les Poitevins font bonne figure. Alors, défier le HVB en coupe de France ne fait pas peur à cette équipe. Mais Nicolas Maréchal a prévenu ses équipiers : « L'an passé, on gagne à Saint-Brieuc, pourtant en bas de classement de Ligue B, sur le score de 3-2, se souvient le joueur d'1,98 mètre. Il faut éviter de tomber dans le piège en pensant que c'est gagné d'avance. Je sais que Harnes joue bien cette saison, ils ont certainement une des meilleures équipes qu'ils aient jamais eue. Chaque week-end, après mon match, je regarde leur résultat pour me tenir au courant. Bien sûr que j'ai davantage de pression, mais j'espère juste kiffer ce moment. »
L'équipe de Poitiers s'entraîne à Harnes Un moment qu'il pourra prolonger. De retour dans le Nord pour les fêtes de Noël, Nicolas Maréchal a proposé au staff technique de Poitiers de venir s'entraîner à la salle Bigotte de Harnes, mercredi 28 décembre, avant d'aller défier Tourcoing en championnat le 29. Un arrangement qui permet aux Poitevins de bénéficier d'une journée de repos supplémentaire, mais aussi aux jeunes pousses harnésiennes d'assister à l'entraînement d'une équipe de très haut niveau. « J'ai même trois équipiers portugais qui vont venir de Lisbonne directement à Harnes, s'amuse-t-il à dire. C'est sympa de venir s'entraîner ici, toute l'équipe était contente pour moi. Et puis, je vais pouvoir leur présenter les personnes qui me sont chères. » Le papa, Marc Maréchal, ils le connaissent. L'entraîneur de la Nationale 3 féminine du VCH va souvent à Poitiers pour assister aux matchs de son fils. Sur France 3 Poitou-Charentes, quelques matchs sont même retransmis. Et cet ancien volleyeur n'hésite pas à conseiller son fils. « Il me dit quand je fais un bon ou un mauvais match, mais c'est normal, explique le jeune homme. C'est mon premier éducateur, celui qui m'a amené au volley et qui m'a permis d'accomplir ce rêve. » Le prochain rêve pour le joueur professionnel s'appelle les Jeux Olympiques. Si la participation aux JO de Londres en 2012 est loin d'être acquise avec l'équipe de France, Nicolas Maréchal se veut optimiste. Un ultime tournoi de qualification aura lieu à Berlin au mois de juin. « Les JO, c'est le but ultime pour tout sportif. Je veux continuer à gagner des titres et, pour cela, il faut jouer à l'étranger. L'Italie et la Pologne sont les meilleurs championnats, alors pourquoi pas. »
Adrien JUSTINE
« J'attendais
ce moment
depuis longtemps »
Nicolas Maréchal, ancien joueur du HVB
« J'ai davantage de pression, mais j'espère juste kiffer ce moment »
Nicolas Maréchal
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