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Artois

FOOTBALL-Une Calaisienne, bénévole pour la FIFA, raconte son séjour en Afrique du Sud

« Une atmosphère et une ambiance intenses »

jeudi 29.07.2010, 14:00
Marie Hochart a vécu un mois inoubliable en Afrique du Sud. Marie Hochart a vécu un mois inoubliable en Afrique du Sud.

Marie Hochart, jeune Calaisienne, a passé un mois en Afrique du Sud en tant que bénévole pour la Fifa, lors de la Coupe du monde de football.

Elle raconte son aventure au pays de Nelson Mandela.
Il y aura eu au moins une Française qui aura passé un bon moment en Afrique du Sud. Marie Hochart, jeune étudiante calaisienne a eu le privilège d'avoir été choisie comme bénévole pour la Fifa lors de la Coupe du monde de football. La jeune fille était basée sur le site de Port-Elisabeth, qui a notamment accueilli la petite finale opposant l'Allemagne à l'Uruguay.

Comment résumer six semaines de découverte et d'aventure ? Marie a tellement de souvenirs en tête : « La première chose que je retiens est l'hospitalité sans limite des Sud-africains, tellement fiers et heureux de recevoir des visiteurs du monde entier pour un grand événement comme la Coupe du Monde. Ils ont tous été vraiment accueillants, curieux de savoir ce qu'on faisait là en tant que bénévoles et ce qu'on pensait de leur pays, toujours prêts à nous conseiller sur les endroits à visiter ou à éviter ou encore à nous rendre service ».

Une bonne surprise

Dès les premiers jours, la jeune Calaisienne se sentait presque chez elle : « Ils ont été tellement chaleureux qu'une des bénévoles était déboussolée par le nombre de câlins que l'on a reçus. C'est qu'en tant que Sud-coréenne, les câlins entre amis, elle ne connaissait pas trop... » Cet accueil a donc complètement été contraire aux nombreux conseils de prudence que Marie a pu entendre avant et pendant son voyage : « Il suffisait d'avoir un peu de bon sens : ne pas se promener seule au milieu de la nuit dans les quartiers difficiles, faire attention à ses affaires, comme dans tout pays lorsque l'on est visiteur, et tout se passe bien ! Il y a bien sûr des quartiers à éviter, mais encore une fois, comme partout. Ca a vraiment été une bonne surprise ».
La deuxième chose que la bénévole retiendra sera le partage et le mélange des cultures : « D'abord, à chaque match auquel j'ai assisté, les supporters des deux équipes chantaient et faisaient la fête ensemble à la sortie du stade, avec les Sud-africains en plus. La veille des matchs, dans les bars de Port Elizabeth, ils étaient tous là à s'offrir des bières. C'étaient vraiment de belles images et de beaux souvenirs pour tout le monde ».

En ce qui concerne les Sud-africains, un événement pareil rassemble forcément les gens, et ça s'est vu : les blancs, les noirs ont travaillé tous ensemble pour que tout se passe bien. Et même si tout n'est pas réglé depuis la fin de l'Apartheid, on voit que les choses avancent vite, et ont déjà beaucoup avancé depuis seulement seize ans : « Ils ont donné une atmosphère et une ambiance intenses au possible à cette Coupe du Monde qui a fait vibrer tout le monde entier... à coups de Vuvuzelas, bien sûr ».
Cette expérience a été très enrichissante pour Marie Hochart, surtout « culturellement ». La jeune fille a adoré le pays de Nelson Mandela : « Ce qui est bien avec l'Afrique du Sud, c'est que d'une ville à une autre, le climat change, les paysages changent, les gens changent, tout change. Il y a toujours quelque chose à découvrir, des plages de sable fin de Durban à l'ascension de la Table Mountain à Cape Town, en passant par les villages sans électricité ni eau courante du Lesotho ».

Des personnes venant
des quatre coins
du monde


Et Marie de poursuivre : « Tout en étant noyée et intégrée dans cette culture sud africaine, j'ai aussi côtoyé pendant six semaines des personnes venant littéralement des quatre coins du monde avec qui le partage des idées était sans limite. Je garde aussi une expérience professionnelle intéressante dans le milieu médiatique, qui me servira sans doute pour la suite de mon cursus universitaire ».
Pour Marie, la Coupe du Monde, de l'intérieur, c'est « comme un virus : quand on l'attrape c'est fini ». La jeune fille a adoré l'expérience. Elle souhaite être bénévole pour l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine et pour la Coupe du monde au Brésil en 2014 : « Je sais que j'y retrouverai mes collègues de cette année, dont beaucoup de Sud-africains. On est tous tristes que tout soit terminé et que se soit passé si vite. Dès qu'on entend Waka Waka de Shakira on se met tous à pleurer ! Et j'exagère à peine ».
Bref, une belle expérience que Marie Hochart conseille à tous pendant laquelle elle a vu des choses magnifiques et rencontré des personnes exceptionnelles.
« Vivement 2014... », déclare la jeune Calaisienne.

Marie HOCHART et Vincent PIHEN



Journal de Montreuil


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