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Artois

Portes ouvertes des travaux de la place des Héros

L'histoire sous la place

jeudi 29.07.2010, 14:00
Les visiteurs n'ont pas oublié de questionner les guides. Les visiteurs n'ont pas oublié de questionner les guides.

Si les travaux place des Héros occasionnent des désagréments, ils auront aussi permis de mener des fouilles archéologiques. Ce week-end, les Arrageois avaient rendez-vous leur histoire

Vingt par groupe, pas plus ! Et tant pis pour celui qui est vingt-et-unième. Il attendra, cinq minutes pas plus, le prochain tour pour faire partie d'un groupe de visiteurs.


Samedi, il faisait beau, les terrasses étaient pleines, les voitures tunées avaient fait péter les boomers et les futurs mariés enterraient leur célibat à coups de défis ridicules. Rien de neuf à l'ombre du beffroi, si ce n'est 850 personnes ce samedi (1870 durant les deux jours), pour cette journée, venues découvrir les richesses cachées sous les pavés de la place des Héros.

Commerce,
religion et justice

Et cela, ça donne le sourire à Jean-Marie Prestaux, directeur de l'office de tourisme, d'autant plus que la société prestataire a bien fait le travail. « Hier, il y avait des buttes de terre, là où on va circuler aujourd'hui. Le terrain de visite est agréable. » Pas question de sortir du chemin balisé, le groupe suit Stéphanie, la guide. Premier arrêt, au bout de quelques mètres, pour évoquer le miracle des Ardents devant la chapelle où la relique était conservée.
Entre poussières et bêtes d'orage, la visite se poursuit et notre guide nous fait nous arrêter sur une estrade afin de prendre un peu de hauteur et apprécier les fondations de la chapelle. Puis, on se retourne sur une autre partie de la place trouée par les archéologues. « Là, c'est le scoop, prévient notre guide. C'est la rue des Rôtisseurs, mentionnée dans beaucoup de textes mais dont on ne connaissait pas l'emplacement exact. » Dernière étape, la Maison rouge, construite en 1430, et où le baillis rendait justice. L'époque n'était pas à l'extravagance et à l'originalité car si l'on appelait ainsi, c'est tout simplement parce qu'elle était faite de briques rouges. Une demi-heure vient de passer, la visite est terminée.
Pour les Arrageois partis se dorer la pilule sous des cieux plus cléments, ils pourront toujours apprécier les marquages au sol inscrits à l'emplacement des vestiges quand ceux-ci seront recouverts de pavés.

Antoine DA SILVA



Journal de Montreuil



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