Artois

La prolifération de ces nuisibles inquiète de plus en plus : la lutte se poursuit même si des

Les rats quittent le navire, mais pas les piégeurs

jeudi 22.07.2010, 14:00

Il y a des communes des préfèrent éviter le sujet, certaines oublient de rapporter le nombre de queues de rats récupérées, rat. De plus en plus de nuisibles sont capturés par des piégeurs bénévoles ; les systèmes de piégeage ont évolué mais les

Les dégâts qu'il cause auprès des digues et des berges ne sont pas à négliger. Et ce ne sont pas les courts d'eau qui manquent sur le territoire artésien.

Il est impossible de l'éradiquer tant son système de reproduction est véloce. Imaginez quelques instants les dramatiques conséquences en l'absence de prédateurs. Surtout quand on sait que certaines de nos communes comptent autant de rats musqués sur leur territoire que d'habitants. Le plus souvent là où on ne désire pas lutter contre ce nuisible.

De plus en plus
de rats capturés

Jeudi dernier, à la salle des fêtes de Locon (près de Béthune), le GDON (Groupement de défense contre les organismes nuisibles) de l'arrondissement de Béthune a rassemblé membres et élus pour dresser le bilan de l'année écoulée. Des chiffres alarmants mais plus que tout témoins d'une véritable lutte salvatrice sur le secteur, et notamment le Bas-Pays de Béthune, fortement touché par la recrudescence de ce rongeur. Le lieu de ce rassemblement n'a rien à voir avec le nombre de rats musqués recensés sur Locon, comme tient à le signaler le maire Francis Caron pour ouvrir cette séance : « À Locon, il n'y a pas plus de nuisibles qu'ailleurs ». C'est uniquement parce que le sujet est préoccupant.
En 2007, 1 400 rats ont été capturés dans l'arrondissement de Béthune ; en 2008, l'évolution était déjà significative avec 5 800 kg d'appâts distribués en début de saison pour la lutte chimique (qui n'est plus autorisée depuis le début de l'année) et 7 912 rats capturés dont 4 551 par des piégeurs (lire le tableau p 11).

Des communes qui ne jouent pas le jeu
Les rats musqués sont fortement visibles le long de la Lawe. Si certaines communes jouent le jeu de rendre des comptes au GDON afin d'avoir des chiffres au plus proche de la réalité, certaines privilégient le silence radio, pendant que d'autres, enfin, tardent à communiquer leurs résultats. À Lillers, par exemple, 400 rats ont été capturés en 2008 mais le GDON n'a jamais eu de retour pour cette année. Jean-Jacques Verstraeter, président du groupement de lutte, estime qu'il y a « encore un gros travail à faire sur le secteur du Pernois ». Idem du côté de Laventie, les résultats sont attendus (121 rats capturés en 2008). La Communauté de communes Flandres-Lys (CCFL) fait également partie des territoires sur lesquels cette recrudescence doit être davantage régulée. Pour d'autres intercommunalités, des promesses peinent à être tenues et honorées. C'est notamment le cas d'Artois Comm qui n'a pas encore financé la subvention promise, selon le Gdon : « Ce n'est donc pas facile de financer et de payer l'ensemble des piégeurs dans ces conditions », poursuit le président (Artois Comm dément dans notre encadré p. 9).
L'état d'avancement de la lutte contre le rat musqué dans les communes du GDON du Béthunois a été présenté à la petite centaine de piégeurs et élus présents lors de ce rassemblement. Si la lutte est « bien menée » dans le Bas-Pays de Béthune, elle est à améliorer à Béthune et Beuvry et n'existe pas dans le Haut- Pays de Béthune. « Il y a des communes du Bas-Pays qui ne donnent pas signe de vie et c'est inquiétant », s'insurge Jean-Jacques Vertraeter. Elles s'appellent Festubert, Violaines, Essars. Du Béthunois sont également montrées du doigt Annezin ou encore Choques. En début d'année, le GDON demande aux mairies d'envoyer le bilan annuel des piégeages bénévoles pour son recensement. Certaines préfèrent faire la sourde oreille...
Rémi FOULON
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Journal de Montreuil


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