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Artois

Jean-Jacques Baudelle est piégeur bénévole

Entre 150 et 200 rats capturés par an

jeudi 22.07.2010, 14:00

« Piéger, tout le monde peut le faire avec des pièges de catégories différentes », explique l'un des six piégeurs que compte Mont-Bernanchon.

À titre personnel, il piège entre 150 et 200 rats musqués par an. Jean-Jacques Baudelle lutte pour une véritable régulation de ces nuisibles et invite les communes à faire les démarches nécessaires pour mener un combat efficace : « C'est conseillé pour les gens qui habitent le long de courants d'eau ». Une simple déclaration en mairie est nécessaire. Le Bernico-Montois utilise les pièges en X pour capturer le rat ; il en a l'autorisation car il est piégeur agréé. L'utilisation de ce système de piégeage requiert quelques règles de sécurité notamment par rapport aux distances entre le piège et les habitations ou encore entre le piège et les routes. L'avantage du piège en X, c'est que le rat meurt sur le coup : « Le piège est tendu avec un ou deux ressorts de chaque côté, le X se referme quand le rat passe dans le piège. C'est plus rapide pour le sortir du piège ».

Piéger les rats avant la naissance des petits
Que faire d'un rat mort après qu'il ait été piégé ? « En général, le rat reste au bord de la propriété des gens ». D'autres creusent des trous pour les enterrer, souvent entassés sous terre les uns sur les autres. Comme grand nombre de piégeurs, ses prises sont plus importantes à partir du mois de janvier jusqu'à la fin mai : « Après, ça ne nous empêche pas de piéger toute l'année ! » Jean-Jacques capture entre 150 et 200 rats par an. Cette moyenne ne tend, pour le moment, pas à évoluer. Mais le Bernico-Montois ne demeure pas pour autant optimiste : « Ça ne va pas évoluer dans le bon sens car nous sommes de plus en plus à piéger chez des particuliers ». À Mont-Bernanchon, une convention, en accord avec la mairie, est signée par les six piégeurs locaux qui ont chacun un secteur délimité : « On a le droit de piéger seulement là où on est autorisé. On ne peut pas aller partout ». Piéger toute l'année permet de capturer le rat avant la naissance des petits.
À la question d'éradiquer ou de réguler l'espèce, Jean-Jacques n'hésite pas une seconde : « Il faut le réguler, c'est impossible de l'éradiquer. On peut limiter sa prolifération, c'est un peu comme le renard ». Mais, là ou le piégeur reste sceptique, c'est dans le passage du piégeage chimique au piégeage mécanique : « C'est un peu dommage que le chimique ait été supprimé. Je pense plutôt que c'est un problème financier car c'était une vraie solution quand le piège était bien posé. Ce sera un plus gros travail sans l'aide du chimique. il fallait penser à le remplacer, mais on ne prévoit rien, c'est aberrant ! » Frustré, le Bernico-Montois reste persuadé qu'il « aide les agriculteurs » notamment pour limiter les dégâts dans les champs en piégeant les rats musqués : « Chaque nuisible a sa place, simplement il ne faut pas se laisser dépasser ».

R. F.




Journal de Montreuil


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