Le tribunal n'aime pas qu'on sen prenne aux représentants de l'ordre, et surtout pas qu'on leur manque de respect.
Le 19 mars 2010, à Montreuil, un des agents de la police municipale de la ville est en surveillance à proximité d'une école primaire.
Nicolas Lucas, âgé de 25 ans, se trouve lui aussi sur les lieux de l'établissement scolaire, juste à la sortie, où il est manifestement au volant de sa voiture, en stationnement gênant. L'agent lui demande de bien vouloir déplacer son véhicule. Mais l'homme souhaite manifestement faire autrement... Le fonctionnaire sort alors sont carnet de timbre amende, et s'apprête à rédiger une contravention au contrevenant. Mais le conducteur ne voit pas l'affaire de cet oeil... et outrage à tout va : « De toute façon, on va se revoir... j'ai rien à foutre de ta tête de... ».
Le prévenu remonte finalement dans sa voiture, adresse un doigt d'honneur à l'agent, monte le son de sa radio à fond, insulte à nouveau avant de démarrer en trombe, le temps pour le policier de s'écarter... Un policier qui s'est présenté à l'audience, à l'identique du prévenu... la victime explique pourtant que leurs services tentent toujours d'intervenir dans le calme et la courtoisie... Quant au mis en cause, il ose en ajouter en expliquant que « si sa soeur ne l'avait pas retenu, il en serait probablement venu aux mains avec la victime ».
« Vous deviez aller en composition pénale, monsieur, mais vous ne vous y êtes pas déplacé, insiste la substitute. Tant pis. Vous voilà au tribunal. Ces faits sont inacceptables, intervenant en plus dans le cadre du travail de la victime ». Elle requiert 3 mois de prison avec sursis simple, outre le prononcé d'une amende de 300 euros.
Nicolas Lucas écope de 2 mois de prison avec sursis simple. Il doit régler une amende de 300 euros, et également verser 300 euros de dommages et intérêts à l'agent municipal.
B. G.
Journal de Montreuil
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