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Tribunal

MONTREUIL

Un mineur au milieu de la vodka et de la bière

mercredi 02.11.2011, 14:00

Le 16 octobre 2010, c'était un samedi, à Montreuil-sur-Mer : un groupe de jeunes se réunit pour fêter un anniversaire entre copains sur les remparts de la ville.

L'alcool coule à flots... et tout le monde boit, de la vodka, de la bière... Sur place, un garçon, né en février 1998, fait comme tout le monde, certes, sans qu'on le force... mais ceux qui l'entourent, et qui eux, sont majeurs, n'ont rien fait pour le protéger d'éventuels excès de boissons. Ils l'ont même incité à boire plutôt qu'autre chose.
Au final, le jeune garçon se trouve mal. Le groupe décide de le ramener chez lui, à pied. Il est malade, fait un malaise en pleine rue jusqu'à en perdre connaissance. Une passante décide de faire appel aux secours. Les pompiers transportent le jeune au CHAM de Montreuil, en coma éthylique.
Sa mère va décider de déposer plainte, puisque, après sa sortie des urgences, elle apprend que son fils présentait, à 13 ans, lors de son admission aux urgences... un taux de 1,79 gramme d'alcool pur par litre de sang.
Au tribunal, Romain G., âgé de 22 ans, ne s'est pas présenté, lui qui y est poursuivi pour -complicité de provocation directe de mineur de 15 ans (et donc âgé de moins de 15 ans) à la consommation habituelle et excessive d'alcool-... « Ce qui implique que le Parquet ait poursuivi l'auteur principal de ce délit, car pas de complice sans auteur principal... or, ici, ce n'est pas le cas car l'auteur principal est une jeune fille âgée de 15 ans... le délit principal n'étant pas punissable au regard de l'âge de son auteur, le complice ne l'est pas non plus... encore faut-il également que la consommation soit -une consommation habituelle et excessive-... or, il semble que c'était la première fois que cela arrivait... ». Bref, un Parquet en difficulté qui requiert la relaxe du mis en cause.
Le prévenu est effectivement relaxé.
Mais tant le Ministère Public que la juridiction rappelle que ce délit existe et est répréhensible pénalement... à bon entendeur, salut...
B. G.




Journal de Montreuil



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