Dans la soirée du 11 mars 2010, à Camiers, les gendarmes croisent Benjamin Pruvost, âgé de 22 ans, alors qu'il est près de 22 heures 30.
Il est ivre et la patrouille l'a averti. Il ne doit pas reprendre son scooter. Mais le garçon l'enfourche malgré tout. Il présente lors de son contrôle un taux de 1,26 gramme d'alcool pur par litre de sang. Il a du boire trois ou quatre whiskies coca. Et de l'apéritif aussi.
Alors qu'il comparait entre deux gendarmes pour s'être vu révoqué une mise à l'épreuve en janvier 2010, il dira avoir voulu rendre service à un mai ce soir-là: « Il voulait absolument que je l'emmène d'Etaples à Camiers. Il m'a pris le chou et je l'ai emmené. Quand je me suis fait arrêté, lui était à pied, et c'est moi qui se retrouve au tribunal. Et voilà. Lui s'en sort bien...au départ, on avait bel et bien prévu de dormir sur place ».
Pourtant, dans le procès verbal de constatation, personne n'a jamais mentionné qu'une seconde personne se trouvait sur le scooter.
Actuellement, le prévenu a entamé des démarches pour son addiction et compte bien le poursuivre à sa sortie de détention.
« Le Parquet veut bien tout entendre, souligne la procureure adjointe. Mais votre version pousse un peu à sourire. Vous êtes une fois de plus hors la loi.
C'est vous qui décidez, et c'est vous qui assumez ». Elle requiert un TIG de 170 heures.
« Je prépare une libération conditionnelle entre mon client et le JAP de Saint-Omer, souligne Me Pauwels, en défense. Immature et frivole, mon jeune client a un réel problème avec l'alcool. Il commence à prendre toute la teneur de ses difficultés. Il va vivre chez sa mère, il va travailler ».
Benjamin Pruvost devra effectuer un TIG de 140 heures dans le délai de 18 mois.
B. G.
Journal de Montreuil
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