Un lieu où personne ne souhaite un jour aller. Un endroit où la vie est entre les mains d'un chirurgien, d'infirmiers, de toute une équipe de femmes et d'hommes pour qui le bloc opératoire est un lieu de travail comme un autre.
plus rapide. En effet, entre deux interventions « froides « il faut 15 minutes pour que le bloc soit de nouveau opérationnel. Pour les interventions « chaudes », le délai est plus long pour répondre aux exigences du bio-nettoyage.
Le bloc opératoire un lieu sous haute surveillance
Avant chaque intervention, le personnel du bloc vérifie et revérifie. Ne serait-ce que l'identité du patient qui ne doit pas toujours comprendre pourquoi on lui demande plusieurs fois son nom, son âge et même de quoi il va se faire opérer. Autre domaine où la vigilance est à son maximum, les risques infectieux. Un système de filtration de l'air plus que pointu est installé dans chaque bloc et par le jeu des pressions d'air, la salle d'opération est « hermétique « même si les allées et venues entre les salles sont nombreuses. Les règles hygiène sont strictes sont respectées par le personnel.
Tout est prévu de la panne électrique à la défaillance du matériel. Tout est doublé voire triplé. Lorsqu'une intervention à risque est programmée par l'un des chirurgiens, le service de réanimation et les soins intensifs sont prévenus.
La vie des blocs opératoires du CHAM est ainsi faite. Le hasard n'y a pas de place. L'ambiance y est sereine. Chacun connaît son rôle. Du brancardier au chirurgien, le maillon est important pour le bien être et la santé du patient qui le temps de quelques minutes voire de plusieurs heures confie sa vie à des femmes et des hommes dont la vocation à aider l'autre ne fait aucun doute.
Une qualité humaine et technique de nature à rassurer au cas où...
Marc MOLIN
1Quelle définition rapide donneriez-vous du mot chirurgien ?
« C'est avant tout un médecin quia doit avoir validé son internat pour ensuite recommencer un apprentissage technique. Le chirurgien c'est un super spécialiste de la médecine. » 2Vous êtes en quelque sorte des techniciens supérieurs d'une formidable machine qui s'appelle le corps humain.
Existe-t-il des interventions qui vous semble impossible ?
« Impossible non ! Des fois on repousse les limites du possible. C'est ça qui est motivant. On soigne aujourd'hui des personnes qui quelques années auparavant auraient été condamnées. » 3Les chirurgiens sont capables d'enchaîner plusieurs interventions ou d'opérer pendant de longues heures. Vous êtes des surhommes ou vous avez un secret ?
« Un chirurgien ne peut se permettre d'être à 50 % de ses moyens. En chirurgie, le résultat est immédiat ce n'est pas comme en médecine où il faut parfois attendre quelques jours pour que le traitement agisse. Que l'on opère 1 heure ou 5 heures, le geste doit toujours être aussi précis. C'est un entraînement. Durant nos études, on nous habitue à de longues interventions et à les enchaîner. Il m'est arrivé ainsi d'opérer pendant 37 heures... On se doit d'avoir une hygiène de vie stricte avec peu de sorties. » 4En qualité de chirurgien, de quoi avez vous horreur ?
« J'ai horreur de l'a peu près, de ne pas être compris, de ne pas être suivi, quand ça ne suit pas derrière, quand on doit avancer seul ! » 5Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui voudrait devenir chirurgien ?
« De persévérer et de travailler. Il y aura des moments difficiles mais aussi des moments de satisfaction énorme comme le souvenir de cette fille de 12 ans victime d'un accident et qui devait être amputée. J'ai réussi à sauver sa jambe. aujourd'hui elle fait de la danse classique et s'apprête à devenir infirmière anesthésiste. Rendre service à l'humanité d'abord et ne pas attendre la reconnaissance ni populaire ni financière. »
Propos recueillis par Marc MOLIN
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Le boc opératoire d'un hôpital, c'est un service à part. Un autre monde, un monde qui intrigue, que l'on redoute souvent. Là des équipes spécialisées oeuvrent... Une immersion dans le bloc opératoire du CHAM permet immédiatement de « palper » une ambiance faite de sérénité et de professionnalisme. Une sensation confortée par la petite musique de fond présente dans les salles d'opération mais qui ne distrait pas le personnel.
Des professionnels de santé dont les capacités sont reconnues à la suite de formation pointues et poussés. Mis à part les chirurgiens évidemment, les infirmiers anesthésistes présentes un cursus à Bac + 5. En effet après l'obtention du diplôme d'État à l'issue des trois ans d'étude, l'infirmier(e) doit après deux années d'expérience, reprendre un cursus de deux années. Pour les IBODE (infirmier(e) s de bloc opératoire, ce sont dix mois de formation supplémentaires qui sont requis.
Un chirurgien, un infirmier anesthésiste, deux infirmiers de blocs, deux aides soignants voilà la composition minimale d'une équipe de bloc.
Il faut aussi savoir qu'une équipe complète est toujours de garde. Au cas où... La programmation est ce qu'elle est mais il faut toutefois prendre en charge les urgences qui nécessitent une intervention rapide... pas question d'attendre ou de laisser un patient dans le couloir sous prétexte que... Le hasard on ne connaît pas au bloc. Tout est prévu.
Et quand le chirurgien a « refermé », c'est alors la salle de réveil qui attend le patient. Là deux infirmiers(e) dont un anesthésiste surveille le retour « à la normale « de la personne qui vient d'être endormie parfois quelques minutes, parfois plusieurs heures. Chaque réveil est différent selon les moyens employés pour l'anesthésie. La durée du réveil n'est pas forcément proportionnelle au temps de « sommeil ». Dans la plupart des cas, c'est moins d'une heure après que le patient a retrouvé toute sa « lucidité » et ce grâce à des femmes et des hommes formés pour cela.
M.M.
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