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Berck-sur-Mer

COLÈRE

La Vie Active a peur du vide

mercredi 21.12.2011, 14:00
Les employés, les jeunes, les familles, les élus, tous ont répondu à l'appel lancé par la vie Active Les employés, les jeunes, les familles, les élus, tous ont répondu à l'appel lancé par la vie Active

Voilà qui s'appelle une démonstration de force. La semaine dernière tous les partenaires de la Vie Active du secteur se sont retrouvés en mairie de Berck pour exprimer leur mécontentement.

La baisse des moyens mis à la disposition de l'association par l'ARS va entraîner de grosses difficultés pour les établissements et pour les familles.
One ne doute absolument pas de la sincérité des propos du député Daniel Fasquelle, tout entier acquis à la cause de la Vie Active mais comment pourra-t-il obtenir gain de cause en haut lieu pour sauvegarder durement la situation des établissements. L'heure est aux économies et aux restrictions budgétaires, les établissements médico-sociaux n'échapperont pas à la règle.
Chacun espère toutefois que Daniel Fasquelle réussira à grappiller quelques lignes de crédit mais personne n'est dupe, ce ne sera qu'un cataplasme sur une jambe de bois.

Déficits comblés
chaque année

Car la situation est presque ubuesque. Dans les établissements tels que les IME de Rang-du-Fliers ou de Parenty, on parvenait à accueillir un peu plus de jeunes que l'agrément ce qui permettait de soulager quelques familles supplémentaires mais ce qui induisait des déficits par rapport aux prévisions.
Des déficits qui étaient comblés chaque année. Or l'ARS (agence régionale de santé) donc l'État a décidé d'attribuer strictement le budget prévu pour un agrément donné et pas un euro de plus. D'où le cri d'alarme lancé par la Vie Active qui a fait ses comptes et qui prévoit que 51 enfants ou adolescents seront laissés sans solution à la rentrée 2012 dans notre secteur (Rang, Hucqueliers, Parenty et Wimille). Une situation que les familles, nombreuses lors de la conférence organisée à Berck, ont dénoncée en donnant leurs témoignages, souvent poignants.
« Mon fils est sorti de l'IME et est en attente d'une place en ESAT, je le vois bien, il régresse et moi je ne peux rien faire » déplore cette maman désarmée face à la situation.
Les établissements se retrouvent donc dans une situation bien inconfortable où la rigueur des budgets les contraindra à restreindre l'accueil des personnes handicapées.
En prônant l'intégration des handicapés dans le milieu scolaire "normal" il y a quelques années, l'État n'avait-il pas prévu cette mise à mal des établissements spécialisés, avant peut-être leur mise à mort...
L.F.


51enfants ou adolescents qui ne pourront pas intégrer un IME à la rentrée 2012 sans compter les nombreux adultes en attente de place en ESAT



Journal de Montreuil



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