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Le Touquet

La semaine dernière, dans les rues de la station, des tests ont été menés

Quand le cheval remplace le camion

mercredi 21.07.2010, 14:00
Quand le cheval remplace le camion Quand le cheval remplace le camion

Une société d'exploitation du cheval pour réduire la pollution propose une alternative ambitieuse pour l'environnement : en finir avec le camion à ordures. La municipalité ne ferme pas la porte.

La résurrection de méthodes ancestrales pour favoriser l'environnement est une tendance actuelle.
Après le jardinage bio et la récupération des eaux de pluie, le ramassage des ordures à cheval, comme au temps des cantonniers, en est l'ultime exemple.


Mardi et mercredi derniers, les passants se sont arrêtés pour admirer ce spectacle pas banal. L'odeur nauséabonde des déchets qui s'amoncellent dans la benne était remplacée par celle... du crottin de cheval. La société Astradec a proposé à plusieurs collectivités de tester cette forme de ramassage. La municipalité du Touquet a accepté.
Une démarche éco-responsable L'entreprise audomaroise met le cheval au coeur d'un processus d'amélioration du bilan carbone : « Pour ce qui est du ramassage des déchets, vous n'avez plus de camion, donc vous avez une économie d'énergie importante », explique Lucien Bonvoisin, responsable du développement à Astradec. «  Notre initiative est bien accueillie dans les communes du secteur. Cela montre qu'il y a une possibilité de faire bouger les choses ».
Une solution
qui a ses limites
Reste que le système est moins rentable que le ramassage par camion : « Vous ne pouvez pas tasser dans une remorque comme dans une benne. La quantité de déchets récoltée à cheval est moindre », ajoute Lucien Bonvoisin. Cette forme de ramassage est donc exclue, parce que trop chère, pour les ordures domestiques. Elle nécessiterait aussi un lève-conteneurs, difficile à installer sur une calèche. Moins rapide que le camion, la collecte à cheval ne peut s'adapter qu'à des surfaces relativement modestes. Pour Lucien Bonvoisin, « sur une commune comme le Touquet, elle serait surtout adaptée au centre-ville et à la digue ».
C'est là que les tests ont eu lieu. Mardi, les cartons des commerces de l'hypercentre ont été enlevés. Le lendemain, c'était au tour des poubelles du bord de mer. Passants et commerçants ont plutôt apprécié la démarche.

Objectif 2011 ?

Jean-René Delcroix, responsable des services techniques de la ville, partage cet enthousiasme : « Nous avons eu de bons échos. Les gens se rendent compte que le but est d'améliorer la qualité de leur environnement ». Le directeur l'affirme sans détours : « Le but pour nous, c'est de voir comment on peut rendre cette collecte permanente dans les années à venir ». Cet essai a-t-il été demandé en vue d'une adoption au budget municipal de 2011  ? « Ce n'est pas à moi de le dire », répond M. Delcroix, « mais je sais qu'il est prévu d'en rediscuter avec les élus concernés à la fin de l'année ». Une fois la promotion de ce ramassage éco-responsable achevée, Astradec envisage déjà d'autres tests. Pour Lucien Bonvoisin, « il est tout à fait imaginable que le cheval serve aussi au transport de personnes en ville ». La voiture n'a qu'à bien se tenir... Alexis CUVILLIER
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Journal de Montreuil



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janro
qui paie quoi ?
si cette démarche semble aller dans le bon sens, l'amélioration du cadre de vie, elle révèle tout de même le problème du coût du ramassage des ordures de nos visiteurs, qui est à la charge de la commune... réduire le nombre des poubelles responsabiliserait certainement celles et ceux qui prennent la collectivité pour une vache à lait !

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q.c
Réponse à Janro
Pour info, il faut préciser que l’ensemble des « visiteurs » contribue déjà au financement des charges que leur présence induit : - les résidents secondaires, par la fiscalité locale (TH et TF augmentée de 2% par le budget de l’année dernière)- les clients logés à l’hôtel, par le versement de la taxe de séjour (x € / nuit et par personne)- les touristes « à la journée », par le stationnement payant notamment (récemment largement élargi sans justification pertinente)Les visiteurs créent des charges supplémentaires, c’est certain, et l’Etat n’a sans doute pas encore pris suffisamment en compte la spécificité des communes touristiques dans le mode de calcul des dotations qu’il verse aux collectivités locales. Mais les visiteurs créent aussi des recettes. C’est le principe de l’économie touristique que d’accueillir une population extérieure sur son territoire pour que celle-ci, par sa consommation, transfère son revenu et créé de l’emploi.Le rôle du politique est donc

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q.c
Réponse à Janro (suite)
... de viser la maximisation des recettes directes et indirectes issues de la présence de cette population extérieure ; non de chercher à réduire infiniment l’ensemble des charges, qui sont aussi la contrepartie d’une station belle, sûre et propre. Autrement dit, plutôt que de viser la diminution du nombre de poubelles, l’objectif de l’action publique dans une station touristique telle que Paris-Plage est d’une part la montée en gamme, pour permettre, à charge égale, une consommation globale plus importante, et d’autre part l’étalement sur les douze mois de l’année, pour permettre de lisser dans le temps les dépenses et les recettes des acteurs publics et privés.

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q.c
Réponse à Janro (fin)
PS : la vache à lait, est, à l’heure actuelle, le contribuable, et non la collectivité ! Entre les hausses d’impôts locaux, les élargissements de stationnement payant, la vente d’espaces actuellement dans le domaine public à prix dérisoire et sans publicité ni mise en concurrence, ou encore l’absence de baisse des charges salariales malgré la diminution des effectifs (ce qui signifie en réalité un transfert de dépenses, des ouvriers vers les cadres), il semble que, si le lait coule à flot, ce ne soit pas du coté de la collectivité !

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