Le centre historique médiéval est aujourd'hui placé sous la responsabilité de la commune notamment en matière de gestion financière.
"Pour assurer la pérennité du centre et faciliter son fonctionnement qui sont soumis aux changements politiques, nous étudions le changement de statuts", explique Bernard Boulet, maire qui ne cache pas qu'il effectue son dernier mandat.
Avec la Coupole La création d'un EPCC (établissement public à caractère culturel) a été évoqué, mais suite à des échanges avec la Coupole d'Helfaut, son président Jean Wallon et son directeur Julien Duquennes, le centre historique pourrait rejoindre l'EPCC qui gère ce site de la région audomaroise, financé essentiellement par le Conseil général, afin de mutualiser les moyens.
"33 000 visiteurs en 2009, c'est bien mais ce n'est pas assez, vous devriez atteindre les 50 000 au vu de l'équipement et de la richesse de ce centre" note Jean-Claude Leroy, député et vice-président du Conseil général, venu à la rencontre de Christophe Gilliot, directeur et de Jocelyn Gosselin, son adjoint. Le député souhaite également qu'Azincourt joue le rôle de centre de ressources et de fédérateur alors que les fêtes médiévales se développent un peu partout (Anvin, St-Pol, Bours, etc). "Il faut surfer sur la vague mais ne pas lasser le public en multipliant ces animations", dira le député.
Une tâche que le directeur a déjà envisagé en projetant des thèmes pour chaque commune comme le seigneur à la guerre à Azincourt, le seigneur dans son château à Bours, l'architecture à Fressin, les ducs de Bourgogne à Vieil-Hesdin mais avant cela, il faut une rencontre entre toutes les associations afin de discuter et d'étudier des projets communs.
Des travaux Ouvert en mai 2001, le centre historique a bientôt 10 ans, des travaux s'imposent pour remettre à jour les scénographies, les moyens techniques qui ont beaucoup évolués et s'ouvrir d'autres horizons Un comité scientifique va se créer sous la responsabilité de Stéphane Curvellier, maire de conférence à l'université, afin de réorienter le centre.
"On ne doit pas se limiter à la bataille mais l'ouvrir à la vie au moyen-âge", explique Christophe Gilliot qui indique que la révision des textes, des armures, des armes s'imposent car certaines anomalies sont décelées.
Ce projet qui concernera également un réaménagement intérieur du centre avec un agrandissement des salles d'exposition a été évalué entre 700 et 900 000 euros.
M.F.
Journal de Montreuil
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