Aux yeux du maire de Coupelle-Neuve Jean-Claude Costenoble, il apparaît que les communes rurales rencontrent des difficultés croissantes pour se développer et il craint que cela aille en s'aggravant dans un futur proche.
Et pour y remédier il ne voit qu'une solution : ce n'est que par une solidarité accrue à tous les niveaux qu'elles pourront encore progresser. C'est ce qu'il a voulu illustrer en tirant le bilan d'un chantier-école qui vient de s'achever dans sa commune. Les acteurs furent nombreux et en jouant pleinement leur rôle, ils ont permis la réussite de cette entreprise.
Pendant 6 mois, l'association d'insertion Cipres a entièrement rénové le bloc scolaire - mairie. En encadrant huit salariés, Claude Rachez a su faire en sorte que ce chantier soit une réussite technique et aussi une expérience humaine enrichissante pour chacun des participants.
L'Etat est intervenu pour le paiement d'une partie des salaires soit une subvention de 29 735,52 euros. De son côté, le Conseil général a apporté 35 116 euros exactement et enfin la commune, 10 029,20 euros. Auxquels il faut ajouter environ 5 000 euros en matériaux. En pourcentage, la part communale, hors matériaux, est de l'ordre de 13 %.
"On voit par là que seule une opération solidaire avec l'Etat et le Département rend possible une telle réalisation pour une commune de la taille de Coupelle-Neuve" selon son maire.
La chaîne de solidarité ne s'est pas arrêtée là. La Communauté de communes a été mise à contribution pour le prêt de matériels. Mais aussi la municipalité d'Ambricourt qui a accueilli les élèves de l'école de Coupelle pendant toute la durée du chantier.
Enfin, la solidarité s'est aussi exercée dans la commune au niveau de la population. Méfiants au départ, éprouvant même un peu de défiance, les habitants ont bien vite été conquis par le savoir-vivre et la compétence des salariés qui ont su, eux-aussi attirer leur sympathie.
En conclusion, un chantier-école qui pourrait faire école dans de nombreuses communes.
Journal de Montreuil
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