L'opposition n'a pas tardé à réagir aux propos du député maire du Touquet. Patrick Doussot voit dans la charte de la majorité une « charte de fidélité » à son profit.
« Le séminaire de majorité à Rixensart aux frais des Touquettois a débouché sur un constat d'échec de la politique municipale ».
Observant que la photo ne compte que" 13 fidèles ", il y voit « l'état de délabrement de la dite majorité qui sent bien que les Touquettois ne se retrouvent pas dans la politique menée par le maire faite exclusivement d'autosatisfaction et de communication » En ce qui concerne l'éviction de deux élus de la majorité, Patrick Doussot se déclare « attristé de voir des élus de valeur traités comme des parias par le maire du Touquet, alors qu'ils lui ont été fidèles et ils ont toujours été présents pour palier ses absences. De plus ils ont toujours apportés leurs contributions au service des Touquettois et de l'intérêt général. Ils ne pouvaient plus cautionner les comportements irresponsables du maire et de son DGS ». Patrick Doussot dénonce la mise au silence des élus de la majorité. « Bientôt il n'y aura plus d'élu de la majorité car ils seront tous bâillonnés quand ils auront signé la charte de fidélité au Maire ».
Observant que les trois élus mis en cause s'intéressaient de près aux finances de la ville, il dénonce les choix qui ont été faits ces derniers mois, et cite le changement de 14 cameras. « Ces caméras ne permettaient pas d'identifier les personnes ni les voitures. Elles sont changées au profit de cameras numériques choix qui aurait du être fait dès le début comme l'avait proposé l'opposition. C'est donc une faute de conception ou de choix du maire qui maquille aujourd'hui en besoin de sécurité cette faute ».
Procès en sorcellerie Revenant sur l'éviction des conseillers, Patrick Doussot y voit un procès en sorcellerie qui selon lui fera bientôt d'autres victimes. « Un tel procès en sorcellerie est indigne du Touquet. Les citoyens apprécieront ces nouvelle méthodes qui voudraient que plus personne ne puisse s'exprimer sauf le Maire. » Et l'élu d'opposition conclut : « En d'autres temps les esprits libres appelaient cela censure. Le tribunal révolutionnaire autrefois ne s'y prenait pas autrement Penser différemment ou émettre des avis divergents devient une attaque contre le Maire. C'est tout simplement un aveu de faiblesse qui est largement ressenti dans la population ! »
Journal de Montreuil